Ernst Ludwig Kirchner Musée Ernst Ludwig Kirchner Musée Ernst Ludwig Kirchner Musée Ernst Ludwig Kirchner

Musée Ernst Ludwig Kirchner

Plan du bâtiment

Φ   Présentation   Φ   Volumétrie   Φ   Façades   Φ   Espace volume    Φ    Lumière   Φ   Structure   Φ   Conclusion   Φ     Φ


Ernst Ludwig Kirchner


Il est né le 6 mai 1880 en Bavière, à Aschaffenburg.

A Dresde, après des études d'architecture où il se lie, dans un premier temps, avec Fritz Bleyl, puis Erich Heckel et Karl Schmidt-Rottluff, ils fondent Die Brücke.

Le groupe ne se réclame d'aucune influence pourtant Ernst Ludwig Kirchner se passionne déjà pour le concept de dessin rapide découvert par l'intermédiaire de peintres contemporains. Il s'intéresse aussi à la gravure sur bois et son style tend vers la simplification du trait. Le travail du bois reste visible sur la gravure finale.
Le musée ethnographique de Dresde, réouvert en 1910, sera une nouvelle source d'inspiration : l'art primitif.

En 1911 il s'installe à Berlin où il ne se plait guère dans un premier temps. Il y peint des scènes de rue et de vie nocturne. Il rencontre Erna Schilling, danseuse de cabaret, qui devient son modèle puis sa compagne jusqu'à la mort du peintre. Ernst Ludwig Kirchner fait de fréquents séjours à l'île de Fehnmarn.

1915, deux mois à peine après son engagement dans l'armée, il est démobilisé pour des problèmes de santé : maladie pulmonaire, dépression, consommation d'alcool et de stupéfiants. Il fait alors plusieurs séjours en sanatorium dont il décore certains murs comm celui de Königstein im Taunus en Thuringe.

C'est en 1917 qu'il arrive à Davos en Suisse. Il y peint de nombreux paysages. Sous le pseudonyme de Louis de Marsalle, il écrit de nombreux articles.

L'ascension du nazisme va précipiter sa fin : son art est qualifié de dégénéré, en 1937, beaucoup de ses travaux sont saisis et détruits.

Il se suicide à Davos le 15 juin 1938.




PLAN DU BATIMENT




La volumétrie met en éviaence les deux éléments principaux du bâtiment à savoir : les salles d'exposition et la circulation. Si dans le plan la présence des salles d'exposition est toujours très forte, elle est malgré tout atténuée par des éléments de services qui parasitent quelque peu la clarté exprimée en volumétrie.

Le musée comprend quatre salles d'exposition, chacune d'elles possédant une bande de service qui comprend la circulation verticale permettant l'accéder au volume de l'attique. Les deux salles médianes de taille équivalente, 19,5m x 9m, répondent à une symétrie centrale aussi bien par rapport à leur position qu'a leurs ouvertures et leurs éléments de service.
Les deux autres, situées aux extrémités du bâtiment sont de dimensions différentes. La première, située en face de l'entrée, est la plus petite des quatre, 11m x 9m. Elle se différencie des autres non seulement par ses dimensions, mais aussi par le fait qu'elle est la seule à disposer d'une ouverture sur l'extérieure donnant sur le parc et de portes permettant d'isoler l'espace. Ceci s'explique par son affectation qui n'est pas d'être uniquement une salle servant à exposer des oeuvres mais pouvant être utilisée occasionnellement comme salle de réception ou de conférence. Sa position dans le plan en périphérie de la circulation se différencie de celle des trois autres qui pénètrent dans cet espace en imposant leur présence. De plus, elle est exclue des relations de circulation qu'entretiennent les trois salles principales.
La dernière salle dont les dimensions diffèrent légèrement de celles des deux salles médianes vient fermer le plan au niveau de l'espace de circulation. La différence relevée au niveau des trois salles peut sembler anecdotique mais pourrait s'expliquer par la trame des panneaux de verre extérieur.
Les salles d'orientation nord-sud viennent fermer l'espace mettant en place des situations statiques qui alternent avec des moments de grandes fluidités entre les salles d'orientation est-ouest. Inspiration, expiration, concentration et relaxation, saturation et renaissance de la curiosité, voilà le rythme du mouvement qui conduit le spectateur à travers l'exposition.
La disposition des salles d'exposition suggère un parcours qui, contrairement à une typologie de musées dont la succession des pièces en enfilade impose un cheminement, laisse là liberté aux visiteurs de choisir son propre parcours.
Un escalier, inséré entre une des salles et le volume de service au nord, permet d'accéder au sous-sol où l'on trouve hormis une salle de projection vidéo, des espaces plus prives tels qu'une bibliothèque, des bureaux et les locaux de stockage et de technique.



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