Les origines de la posture assise
Malgré l’idée, très répandue les années 80, selon laquelle les pharaons étaient représentés assis à angle droit (Mandal, The seating man), Antonio Bustamante a constaté que dans la plupart des images, la figure humaine présentait un angle coxo-fémoral obtus et que les sièges n’étaient pas horizontaux, mais inclinés vers l’avant... Le trône de Toutânkhamon nous offre l’image du profil d’une chaise royale étonnamment similaire, voir identique, au profil de l’interface entre le corps du scribe qui contrôle le payement des impôts au pharaon sur les fresques de la tombe de Mena, Ancienne Egypte.
En observant la forme de cette interface, il a découvert sa similitude avec celle des paumes des mains (Antonio Bustamante, La silla en el puesto de trabajo terciario, Instituto Nacional de Prevención e Higiene en el Trabajo, documentos Técnicos : N° 76:94, Ministerio de Trabajo y Seguridad Social, Madrid.
Dans son livre Diseño ergonómico en la prevención de la enfermedad laboral, éditions Díaz de Santos, Madrid, 1995, il a mis en relief la similitude entre la posture du pharaon et celle de l’astronaute.
Antonio Bustamante travaille actuellement à chercher les possibles similitudes entre la posture assise égyptienne et celle des cultures précolombiennes.
Il a découvert des parallélismes entre les angles coxo-fémoraux de certaines figures humaines de l’art précolombien et ceux des images de l’Ancienne Egypte.
Il espère que les coïncidences entre ces deux cultures si lointaines apporteront un éclairage sur un élément qui ne varie pas d’une civilisation à l’autre : l’homme.
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