Ergonomie du grément d'un grand voilier           Ergonomie d'un dos féminin

Muscles intervenant dans la cohésion des vertèbres


Fabienne Kern & Antonio Bustamante

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Muscles intervenant dans la cohésion des vertèbres

Nous pouvons séparer la musculature dorsale en quatre couches ou niveaux différents de la profondeur à la superficie. Les deux couches les plus profondes sont des muscles liant les vertèbres entre elles, leurs rôles principaux sont la mobilisation du rachis ainsi que sa stabilisation. C’est donc essentiellement les muscles profonds qui sont responsables de la grande résistance et de la fonction porteuse du renfort dorsal. Les muscles de la 1ère couche :

  • les muscles rotateurs unissent un processus transverse avec deux ou trois processus épineux supérieurs Muscles rotateurs.
  • les muscles intertransversaires et inter interépineux unissent les processus transverses de deux vertèbres adjacentes Muscles intertransversaires.
  • les muscles multifides unissent un processus épineux avec le processus transverse de deux ou trois vertèbres inférieures adjacentes Muscles multifides.
Tous ces muscles sont de petits muscles courts qui se répètent tout le long de la colonne vertébrée.
  • le muscle semi-épineux est un long muscle qui unit plusieurs processus transverses avec plusieurs processus épineux supérieurs. Ce muscle s’étend du rachis dorsal jusqu’à l’occipital Muscle semi-épineux.
Les muscles de la 2ème couche :
  • le muscle longissimus est un muscle long qui unit plusieurs processus transverses entre eux, la partie adjacente des côtes correspondantes avec les processus épineux lombaires, le sacrum et la partie postérieure de la crête iliaque. Ce muscle a aussi une insertion sur l’occipital Muscle longissimus.
  • le muscle épineux est aussi un muscle long qui unit les processus épineux de toutes les vertèbres du rachis dorsal jusqu’à l’occipital Muscle épineux.
Le muscle ilio-costal : un muscle qui sollicite le rachis à partir des côtes. Les muscles vus jusqu’ici transmettaient leur force aux processus ou à la partie adjacente des côtes. Le bras de levier exercé sur les corps vertébraux étant relativement petit. Il existe un muscle qui unit les côtes avec la crête iliaque : le muscle ilio-costal. Ce muscle plus éloigné des corps vertébraux que les précédents exerce une force sur les rotules intervertébrales avec un plus grand bras de levier Muscle ilio-costal. D’autre part, n’oublions pas que la force exercée par ce muscle agit au niveau des côtes, et que ces dernières ne sont pas en continuité directe avec les vertèbres mais jointes à elles par deux articulations, l’une avec le corps vertébral, l’autre avec le processus transverse. Cette discontinuité crée une sorte de charnière dans l’ensemble vertèbres-côtes Articulations entre côtes et vertèbres. Le muscle ilio-costal, le muscle épineux et le muscle longissimus sont aussi appelés les érecteurs du rachis, mais ils jouent aussi un rôle important lors de la flexion et extension du tronc, ainsi que dans les rotations et les inclinaisons. La flexion du tronc est un mouvement vers l’avant, l’extension vers l’arrière, les rotations se passent dans un plan horizontal et les inclinaisons se font latéralement.

L’épine dorsale comme base d’ancrage

Nous avons vu comment s’organisent les vertèbres pour constituer un renfort dorsal qui s’insère sur le bassin. Cet élément résistant est aussi un point d’ancrage pour les muscles plus superficiels responsables de la mobilité du reste du corps par rapport au tronc. Les deux couches musculaires restantes utilisent ce renfort dorsal comme point fixe pour permettre les mouvements des membres supérieurs, des membres inférieurs et de la tête.
3ème couche : les muscles dentelés postéro-supérieurs et postéro-inférieurs qui lient le rachis dorsal aux côtes Muscles dentelés postéro-supérieurs et postéro-inférieurs. Ces muscles interviennent dans la respiration forcée.
4ème couche : le petit et le grand rhomboïde, l’élévateur de la scapula, le trapèze et le grand dorsal.
L’élévateur de la scapula, le petit et le grand rhomboïde lient le rachis à l’omoplate, ils interviennet donc dans les mouvements de l’omoplate sur la cage thoracique et la mobilité du rachis cervical Elévateur de la scapula, petit et grand rhomboïde. Le trapèze unit le rachis à l’omoplate, il collabore aux mouvements de l’omoplate ainsi qu’à l’extension du rachis Trapèze. Le grand dorsal intervient, de par ses insertions, dans les mouvements des membres supérieurs, dans l’élévation de l’hemibassin et dans l’extension du rachis Grand dorsal. Les muscles de ces deux dernières couches sollicitent le rachis en lui transmettant les forces avec une importante composante horizontale. Le support dorsal formé de vertèbres, de structures passives et des deux premières couches musculaires a aussi une fonction propre à la colonne traditionnelle. En effet, cette colonne soutient la tête comme une colonne soutiendrait une frise. Il existe encore d’autres muscles qui s’insèrent sur la colonne cervicale, par exemple le muscle scalène relie les deux premières côtes aux processus transverses des vertèbres cervicales.

Ergonomie :   solicitations du dossier du siège   renfort dorsal vertébré


L'ergonomie devrait présider à toute démarche architecturale




La force réside dans l'absence de crainte, et non dans la quantité de chair et de muscle que nous avons dans notre corps.                   Gandhi