Michel   Pfulg
Président de la Fondation Jean et Suzanne Planque





A consulter :




Fondation Jean et Suzanne Planque
Jean Planque a créé, en 1998 la Fondation Jean et Suzanne Planque afin de conserver et promouvoir la magnifique et importante collection d’art qu’il a constituée.





Laclinic
Laclinic, clinique de chirurgie esthétique, un établissement de tout premier ordre centré sur l'esthétique, aux services irréprochables.





Jean Dubuffet
Jean Philippe Arthur Dubuffet peintre, sculpteur et plasticien français, premier théoricien de l'Art Brut et l'auteur de vigoureuses critiques de la culture dominante notamment dans son essai Asphyxiante culture.





Roger Bissière
Ah la peinture moderne, la peinture ancienne, la peinture murale, la peinture à l'huile, la fresque, les Espagnols, les Hollandais, les Italiens, les Français, les balançoires pour conservateurs de musées ou pour élèves de l'école du Louvre, ce que je peux m'en foutre.





Alfred Manessier
Biographie établie aur la base du catalogue de l’exposition d’Abbeville, 1990, complétée par Christine Manessier.




Le Docteur Michel Pfulg est né à Fribourg, en Suisse. Chirurgien plastique et esthétique de renommée mondiale - il a été classé parmi les dix meilleurs au monde de sa spécialité par le magazine anglais Tatler en 2007 -, il pratique son art à Laclinic à Montreux-Territet, une clinique exclusive entièrement vouée à la beauté. Amateur d'art éclairé, il en été en contact amical avec des artistes de grand renom, tels que Etienne-Martin, Jean Bazaine, Alfred Manessier, Diego Giacometti ou Vieira da Silva. Membre du Conseil de Fondation de la Fondation Jean et Suzanne Planque depuis 2008, il en a été nommé le Président en remplacement de Monsieur Jean-Jacques Cevey le 1er avril 2009.





UNE VISION FAUSSE DE L'HISTOIRE
DE L'ART DU XXÈME SIÈCLE




Histoire de l'art, ou Marché de l'art ? La confusion, aujourd'hui, est totale. Je vais donc profiter de cette tribune libre pour dénoncer un certain marché de l'art. Celui des spéculateurs, de certains marchands, celui des connivences avec les personnes influentes des milieux privé et institutionnel en Europe comme aux USA. Que penser de ce critique d'art connu qui écrit le 25 mai dernier sous sa rubrique du journal Le Monde, à propos de l'exposition d'été d'Aix-en-Provence Picasso/Cézanne, que Picasso ne pensait pas à Cézanne pendant sa période de Vauvenargues, et que la grande raison d'être de cette exposition est touristique et économique. L'a-t-il vraiment regardée, cette magnifique exposition ? Lui qui s'autorise à penser, sans le démontrer, que Bissière n'est pas un peintre ? Ou qui se permet d'émettre des doutes sur l'adresse de calligraphe de Tal Coat. Pire, il se fait juge de sa capacité à captiver longuement, selon l'inspiration condescendante du critique avisé qu'il pense être. Ou qui se désole que dans une exposition en banlieue parisienne on lui ait infligé un Manessier ?



Il faut se souvenir que Jean Dubuffet a reconnu Bissière comme un maître et que celui-ci a exercé une influence déterminante sur toute la génération des peintres non-figuratifs français d'après-guerre. Quant à l'ancien conservateur du Musée National d'Art Moderne, il considérait Manessier comme plus important que Jackson Pollock. Un historien d'art doublé d'un académicien, auteur d'une récente Histoire de l'Art chez Flammarion, affirme que l'école non-figurative d'après-guerre, avec des peintres comme Bissière, Manessier, Poliakoff, Ubac, Bazaine, Singier, Estève, Tal Coat, Vieira da Silva ou Jean le Moal, est le seul mouvement pictural important du XXème siècle après le cubisme. Il va de soi que Philippe Dagen ne souffle mot à ses étudiants de cette aventure picturale. Volonté délibérée de cacher la vérité artistique et historique à ces élèves qui se retrouveront un jour à des postes importants de l'administration, conservateur de musée ou en charge du patrimoine. C'est donc là que le bat blesse ! Cela explique aussi pourquoi dans l'exposition Passions partagées, chefs-d'oeuvre du XXe siècle dans les collections privées suisses, actuellement visible à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne, aucun des artistes ci-dessus mentionnés n'a trouvé sa place. Bien que certains de leurs chefs d'oeuvres se trouvent justement dans les meilleures collections privées, fondations ou musées suisses.



Et que penser alors lorsque, faute de moyens financiers, les institutions se retrouvent obligées d'avoir recours au sponsoring, très souvent de fondations américaines. Elles se trouvent dès lors ligotées par ces manipulateurs du marché qui influencent habilement les cotes des artistes dont ils tirent d'immenses profits. En bout de course ce sont curieusement les institutions elles-mêmes qui leur rachètent, avec l'argent des contribuables et à des prix faramineux, des oeuvres dont elles ont contribué elles-mêmes à faire monter la cote. Car, ne nous leurrons pas : les commissaires d'expositions sont eux aussi sensibles à la valeur marchande des artistes, suivant en cela la tendance dictée en Suisse par Art-Basel. C'est ainsi que, mode et snobisme aidant, le Kunsthaus de Zurich vend un Renoir pour acheter un Baselitz, ou que le Centre Pompidou préempte, lors de la vente Bergé/YSL pour 11 millions d'euros, Le Revenant de Giorgio de Chirico, déclaré faux, semble-t-il, par l'artiste lui-même ! Alors que de nombreux chef d'oeuvres peuvent encore être achetés à des prix très raisonnables.



L'art comme produit financier dérivé aura été l'art officiel de la fin du siècle dernier et du tout début du XXIème siècle. Mais la peinture n'est pas affaire de marché, de connivences, de vengeances ou de méchancetés, mais d'oeil. Jean Planque, dont je préside la Fondation depuis peu, le savait.










Référencement des arts et de la beauté










Chirurgien esthétique ch : le domaine de la chirurgie esthetique Michel Pfulg, une vision fausse de l'histoire de l'art du XXème siècle La beauté esthétique