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La photographiePhotographie : du grec phôs, phôtos, lumière, et graphein, écrire.
Histoire de la photographie
Le sténopé, principe de la chambre noire percée petit trou qui permet de voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte, est connu depuis Aristote.
Par ailleurs les alchimistes savent que la lumière noircit l'argent corné, chlorure d'argent fondu, quand, en 1550, Cardan eut l'idée d'augmenter la luminosité plaçant une lentille devant ce trou agrandi.
Mais aucun manuscrit ne mentionne que l'on ait associé les deux phénomènes constituant la photographie argentique.
En 1727, J.H. Schulze montre qu'un papier enduit de chaux et de nitrate l'argent donne une image quand il est exposé au soleil sous un dessin ; des constatations analogues sont énoncées par le physicien Jacques Charles en 1780 pour produire des silhouettes de personnes.
Jacques Charles, plus connu pour son aérostat à l'hydrogène, parvint à figer, de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent.
Thomas Wedgwood, 1771-1805, fait des expériences avec le nitrate d'argent ; il publie un mémoire en 1802.
John Herschel décrit, en 1819, les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.
C'est en 1827 que Joseph Nicéphore Niepce invente la phographie en utilisant des plaques d'étain et le bitume de Judée comme couche sensible.
Des poses de huit heures sont nécessaires pour avoir l'image d'un paysage. La première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes en Saône-et-Loire.
La photographie en relief, la stéréoscopie, est inventée par Wheatstone en 1838 et des photographes se sont mis, dès 1841, à prendre des photos en relief ; deux poses successives avec un décalage entre les deux prises de vues.
Les recheches entreprises avec Louis Jacques Mandé Daguerre aboutissent à l'invention du daguerréotype en 1838, 5 ans après la mort de Nicéphore.
Le temps de pose est raccourci à une demi-heure lorsque le ciel est parfaitement dégagé.
Le savant et député François Arago, lui accorde son soutien et la date officielle de l'invention de la photographie est la date, 1839, à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences le daguerréotype. L'Etat français achète le daguerréotype contre une rente viagère annuelle de 6'000 francs à Daguerre et de 4'000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, et en fait don au monde.
A cette époque, 1838-1839, Bayard travaille à un procédé d'appareil à développement instantané dont il reste le premier autoportrait, l'Autoportrait en noyé, de l'histoire de la photographie. En Angleterre, 1839, William Henry Fox Talbot fabrique des papiers sensibles en les imprégnant de sel marin, puis de nitrate d'argent.
En 1840, il invente le calotype, procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.
Le procédé à l’albumine, d'Abel Niepce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore, date de 1841, c'est une plaque de verre recouverte d'une couche d'albumine contenant les sel d'argent qui donne un cliché transparent.
Viennent ensuite, en 1850, le procédé au collodion humide de Legray, l'ambrotypie de Frederick Scott Archer en 1851, la ferrotypie d'Adolphe-Alexandre Martin en 1852.
Félix Tournachon, Nadar, fait une utilisation commerciale de la ferrotypie ; il réalise des portraits de personnalités de l'époque et, en 1858, réalise la première photographie aérienne : une vue de Paris depuis un aérostat à Bièvres.
L'emploi de la gélatine, proposé par Gaudin en 1861, permet à Maddox de préparer les premières émulsions au gélatino-bromure d'argent en 1871.
1869, Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive.
Ce procédé nécessite l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires.
Il sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.
En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, va supplanter la plaque de verre.
Le premier procédé de photographie en couleur à une seule image, l’autochrome, est inventé par Louis et Auguste Lumière en 1903 et n'est commercialisé qu'à partir de 1907.
La sensibilité très faible oblige à des poses de longues secondes et les appareils sont lourds.
En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica. Cet appareil utilisant le format 24 × 36, resté le plus courant jusqu’à la fin du XXème siècle, n'est commercialisé qu'à partir de 1925.
Il faudra attendre 1935 et l'Agfacolor puis le Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande, avec des appareils compacts à pellicule souple, toujours limitée à des diapositives.
L'Ektachrome, 1946, permet de disposer d'un traitement plus abordable mais très délicat.
Le Kodacolor introduit en quantité limitée en 1942 et, enfin plus largement dans les années 50 sous le format 135 offre la possibilité de tirage sur papier, la clef du succès à grande échelle.
Vers 1948, Edwin H.Land met au point le premier appareil à développement instantané : le Polaroïd.
En 1962, il adapte le procédé à la couleur.
Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.La photographie numériqueL’imagerie médicale et la télévision, avec le capteur CCD, jettent indépendement les bases de la photographie numérique, définie par le fait qu’elle n’utilise pas de chimie.
En 1979, Sony présente un appareil qui stocke les images sur un support magnétique mais qui reste analogique : le Mavica (Magnetic Video Camera).
Dans les années huitante, l’idée de photos lues, stockées, traitées et consommées sur un ordinateurs avance.
Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points et de la reconstruire sur un périphérique informatique.
La difficulté se situe dans la conception de capteurs électroniques de l'image propres à remplacer le film.
La qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boîtier.
1991, Kodak, avec le DCS, précède Logitech, en 1992, avec le Fotoman noir et blanc, à la présentation d'appareils numériques.
En 1994, Kodak, en collaboration avec Apple, propose le Quicktake. C'est un appareil encore très coûteux qui ne mémorise qu’une dizaine d’images.
Ces images atteignant péniblement 320 par 240 pixels.
Le véritable démarrage du marché des appareils numériques n'intervient que 2 ans plus tards ; on n'en est encore qu'à 640 par 480 pixels, 14'000 appareils numériques sont vendus en France.
Les performances vont très vite augmenter, en 2000, la résolution standard a passé de 0,3 à 3 millions de pixels, l’autonomie énergétique s’améliore, les logiciels internes se perfectionnent.
En 2007, les appareils à capteur APS atteignent jusqu’à 10 millions de pixels, le marché est dominé par Canon, 18,7% de part de marché, et Sony, 15,8%.
Les possibilités de retraitement et de retouche des images numériques sont infinies.
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