La sculpture
Technique de la sculpture
Pour modeler une sculpture, on utilise l'argile, ou terre glaise, la cire, la Plastiline.
Certains ont recours au plâtre, étendu d'eau et battu de façon à former une pâte ; cette opération doit être souvent répétée, le plâtre ayant l'inconvénient de durcir vite.
Contrairement aux modernes, qui ont surtout utilisé l'argile, les Anciens ont préféré la cire ; au temps de Phidias, les sculpteurs étaient appelés modeleurs en cire.
Afin de pouvoir examiner son ouvrage sous ses différents profils, le sculpteur se sert de la selle.
Sur le plateau de celle-ci, il fixe une tige en fer à laquelle il attachera une série de fils métalliques constituant l'armature, c'est-à-dire la charpente, dont dépendront l'aplomb et l'assise de la statue.
Les outils du modeleur sont l'ébauchoir et la mirette, mais il arrive qu'il se serve principalement de son pouce.
A la fin de chaque séance de travail, l'ébauche en terre glaise doit être revêtue de linges humides ; on évite ainsi qu'elle ne sèche, ce qui la rendrait cassante et par conséquent impropre au modelage.
L'usage de la Plastiline, qui garde son humidité, a l'avantage de ne pas nécessiter une telle précaution.
Ensuite l'artiste s'adresse à un mouleur, qui exécute un moule en plâtre.
Celui-ci est destiné soit à être fondu en bronze ou tranformé en terre cuite, soit à être sculpté une seconde fois, en pierre ou en marbre.
Pour le bronze, l'artiste s'en remet d'ordinaire a un autre artisan. le fondeur, qui fait une fonte au sable ou à la cire perdue.
Les retouches du bronze, ordinairement exécutées par le fondeur, peuvent l'être par le sculpteur lui-même.
Enfin, la pièce reçoit une patine, à l'aide d'acides plus ou moins chauffés, qui peut être bleue, verte, marron, noire ou dorée. Les alliages du bronze étaient déjà très raffinés dans la Grèce antique, notamment à Egine et à Délos.
Pour la terre cuite, on exécute sur le plâtre un nouveau moule, le moule à pièces, où l'on estampe une terre dite terre à cuire, que l'on laisse sécher avant de la mettre à cuire dans des fours spéciaux.
Enfin, l'oeuvre est patinée avec un mélange d'ocré rouge ou jaune et de lait, que l'on étend au pinceau.
Pour la sculpture sur pierre, dure, demi-dure ou fine, l'antique méthode est la taille directe, abandonnée au siècle dernier, qui connaît aujourd'hui un regain de faveur.
L'autre méthode, inventée par les Grecs de l'époque hellénistique, est la mise au point d'après une maquette.
On fait appel à un artisan qualifié, le metteur au point ou praticien.
Celui-ci reproduit scrupuleusement le modèle à l'aide d'une machine à mettre au point, pour un buste ou une statuette, ou de rois compas, pour une sculpture plus importante.
Il utilise le compas de proportions et le compas à branches courbes, pour reporter les volumes.
La sculpture une fois dégrossie, le sculpteur la travaille lui-même à l'aide d'outils spéciaux : la masse, sorte de gros marteau, le ciseau, la pointe, la gradine dont la partie opérante est taillée en dents de scie et la râpe.
A côté de la sculpture sur bois, la sculpture sur métal, cuivre, fer, aluminium, a pris au XXème siècle un développement considérable.
La sculpture sur bois est une opération qui tend à être effectuée mécaniquement lorsqu'on doit fabriquer en série des mobiliers ou des objets communs.
Dans les machines à sculpter, les outils sont des sortes de fraises montée sur des arbres, lesquels sont animés d'une grande vitesse de rotation ; sur le modèle à reproduire se trouve une touche, dont l'extrémité a une forme identique à celle des fraises, mais qui ne comporte pas de dents.
L'ouvrier passe la passe la touche sur tous les points du modèle et, grâce aux liaisons établies, les fraises reproduisent sur le bois toutes les saillies et tous les creux suivis par la touche.
La sculpture : histoire
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